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12/12/2013 - Découverte des activités du pôle patrimoine de l’Académie de musique et d'arts sacrés de Ste Anne d'Auray

Licence "Histoire"

Dans le cadre du parcours « Culture et Patrimoine », il a été proposé aux étudiants de licence d’histoire et de lettres de découvrir les activités du pôle patrimoine de l’Académie, lors de deux journées passées à Sainte-Anne d’Auray. Ils ont ainsi procédé à différentes interventions auprès des collections : inventaire et documentation du fonds des médailles, inventaire des vitrines du Trésor, micro-aspiration de pièces du fonds textile et installation dans la réserve. Ils ont aussi découvert l’exposition temporaire « Le Morbihan en 40 œuvres » et les actions de médiation mises en place pour les scolaires. Enfin, lors d’une pause déjeuner, ils ont assisté à une répétition du chœur lycéen de Sainte-Anne d’Auray.

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12/12/2013 - Faut-il avoir peur de la Russie ?

Licence "Histoire"

L’image négative de la Russie de Poutine tient autant à la politique de son président (emprisonnement de ses opposants, coups de force géopolitiques en Syrie ou en Ukraine) qu’à l’image déformée que les médias occidentaux en renvoient presque continuellement. L’enjeu de ce café-stratégique était de poser quelques jalons pour une meilleure compréhension de ce pays de la démesure.

Démesure par sa superficie (1/7e des terres mondiales), son climat en forte partie polaire, la répartition de sa population (143 millions d’habitants, moins que celles de la France et de l’Allemagne réunies) concentrée à l’ouest laissant un territoire presque vide dans l’extrême-orient face à la Chine, les gigantesques pertes humaines subies au XXe siècle entre révolution, purges communistes et guerre mondiale (30 à 35 millions de morts).

 

La Russie apparaît toutefois sur la défensive, elle l’était probablement déjà depuis l’impact ravageur de la guerre des étoiles des années 80 sur son économie. Elle n’a pas eu d’allié depuis la France d’avant 1914, si ce n’est de circonstance face aux nazis. Elle l’est aujourd’hui car elle a perdu de nombreuses capacités notamment militaires lors de l’implosion de l’URSS et elle perçoit les avancées agressives de l’Occident et de l’OTAN qui, en dépit des promesses, poussent leurs pions à sa périphérie immédiate : perte des États d’Europe centrale et des Pays baltes, des Républiques d’Asie centrale, projet de bouclier anti-missiles… Sur le plan militaire, elle n’a plus la capacité de projection lointaine, ce n’est plus une menace pour l’Europe. Elle a seulement préservé sa capacité nucléaire et le domaine aérospatial où elle excelle et travaille en parfaite collaboration avec les Occidentaux, notamment la France (Kourou).

Elle tente néanmoins de sécuriser les territoires proches de ses frontières, et marque les coups d’arrêt nécessaires pour éviter une déstabilisation ou d’autres scissions (Tchétchénie, Ossétie, Abkhazie...). En pratique, pour des raisons  économiques ou de sécurité, les Etats membres de la CEI sont dépendants de la Russie. Le devenir de l’Ukraine est ainsi une affaire complexe car Kiev constitue avec Moscou le cœur de l’histoire de la Russie. En outre, des territoires russes ont été rattachés à l’Ukraine au cours du XXe siècle (Crimée, région sud-est).

À l’intérieur, la Russie s’est dégagée du communisme et la liberté prévaut, toutefois avec certaines limites notamment en matière d’expression politique. Poutine a cependant été largement  (ré-)élu en dépit des fraudes. En revanche, les régimes des États voisins de la CEI (Asie centrale russe, Caucase, Biélorussie) sont souvent dictatoriaux. La Russie a surmonté cet énorme changement et ce traumatisme  sans qu’il y ait de  guerre nucléaire ou des guerres civiles entre ses 170 nationalités et groupes ethniques. C’est à mettre à son crédit.

La menace économique de chantage sur l’approvisionnement en gaz de l’Europe, évoquée à la suite des différends avec l’Ukraine, va à l’encontre de l’intérêt capital des Russes à vendre le plus possible leur gaz et le plus cher possible.

En Syrie, il semble que c’est surtout le sentiment d’avoir été marginalisé et floué par les Occidentaux dans l’affaire libyenne qui ait joué dans le blocage russe. D’après le général Gilles Gallet, la Russie n’est pas un partenaire incontournable mais un partenaire naturel de l’Europe et de la France.

 

Pour aller plus loin, un article de Gilles Gallet

http://www.frstrategie.org/barreFRS/publications/notes/2010/201002.pdf

 

ainsi que de nombreux article sur le site de la Fondation pour la recherche stratégique

 

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5/12/2013 - Prix 2014 de la Bande dessinée chrétienne d’Angoulême

Licence "Histoire"

Le département d'histoire, où il assure un cours sur la Bande dessinée (écriture de scénario), lui adresse ses plus chaleureuses félicitations.

 

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3/12/2013 - Lancement de cafés-stratégique

Licence "Histoire"

La première séance a eu lieu le 25 novembre 2013 :

« La dissuasion nucléaire a-t-elle encore un sens aujourd’hui ? »

avec le capitaine de vaisseau Philippe Guégan,
adjoint au commandant des forces sous-marines et de la force océanique stratégique.

 

Quelques données extraites du débat :

    • La doctrine nucléaire française vise à protéger nos intérêts vitaux de toute agression d’origine étatique. Elle repose sur des moyens strictement suffisants pour dissuader tout adversaire de nous agresser par rapport aux risques qu’il encourt (un SNLE, c’est 500 fois Hiroshima !). L’adoption de cette doctrine et la création de la force stratégique datent de De Gaulle entre 1965 et 1968. Tous les chefs d’Etat ont depuis confirmé cette doctrine.  Elle a interdit de facto de nouveaux conflits majeurs en France et en Europe, notamment face à l’URSS. Mais elle ne dissuade pas le terrorisme (Al Qaïda) qui relève d’autres moyens.
    • La détermination du Président de la République à employer si nécessaire l’arme nucléaire et son affichage concourent à cette dissuasion. Le Président Hollande s’est ainsi rendu à l’île Longue comme candidat puis comme président. L’emploi du feu nucléaire relève directement de lui, élu au suffrage universel. Les intérêts vitaux qui justifieraient l’emploi d’une telle force ne sont toutefois jamais définis et constituent pour un agresseur éventuel un autre élément d’incertitude.
    • Légitimité des Etats détenteurs de l’arme nucléaire : la communauté internationale a entériné l’existence  des cinq  puissances  nucléaires historiques mais s’oppose à la prolifération (Traité de non-prolifération TNP 1968, non signé par tous les Etats). 
    • Avenir de la dissuasion : l’incertitude sur l’évolution du monde reste entière. Des stocks d’armes nucléaires demeurent: plusieurs milliers de têtes nucléaires pour la Russie comme pour les Etats-Unis (environ 300  pour la France qui a déjà réduit ses forces nucléaires). Outre les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU, d’autres acteurs officiels ou non se sont affichés : Pakistan, Inde, Corée du Nord. Officieusement Israël. L’Iran, s’il se dotait de l’arme nucléaire, induirait probablement un risque de prolifération dans la région.
    • Moyens : Les deux composantes, océanique (4SNLE dont un en permanence à la mer) et aéroportée (Rafale/Missile de croisière ASMP), sont complémentaires  pour assurer la crédibilité et l’efficience nécessaires. La composante aéroportée offre des possibilités variées au pouvoir politique.
    • Mise en œuvre : les procédures utilisées assurent le total contrôle du chef de l’Etat et la fiabilité du système. La fiabilité et la sûreté des armes nucléaires sont assurées, depuis la fin des essais nucléaires, par des moyens de simulation La France détient des enseignements précieux et uniques à ce sujet à la suite de la dernière campagne d’essais nucléaires de 1995-96 avant de signer en 1996 le traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE, non signé par tous les Etats)

Pour aller plus loin :

    • Le livre blanc 2013 sur la défense et la sécurité nationale, chapitre 6 page 75 ; conclusion page 135
    • Le projet de loi sur la programmation militaire 2015-2019 (la dissuasion en 2020)
    • Internet : traité de non-prolifération du nucléaire (TNP) traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), la dissuasion nucléaire : sites Sénat et Assemblée nationale
    • L’ouvrage de Thérèse DELPECH, La dissuasion nucléaire au XXIème siècle (Odile Jacob). Philosophe et politologue, Thérèse Delpech a été directeur des affaires stratégiques au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et commissaire français auprès de la Commission d’inspection des Nations unies en Irak. Autorité mondialement reconnue en matière de questions stratégiques et nucléaires, elle a écrit de nombreux ouvrages, dont L’Ensauvagement qui a reçu le prix Femina-Essai en 2005.
 

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29/11/2013 - Prix de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

Licence "Histoire"

M. Brejon de Lavergnée, responsable du département d’Histoire de l’UCO-BS, a reçu le prestigieux prix Gobert (2e) de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour son livre Histoire des Filles de la Charité. La rue pour cloître (XVIIe-XVIIIe siècle), paru chez Fayard en 2011 et traduit en espagnol en 2013 (Salamanca, Ed. Ceme).

Pour lire l’hommage en séance prononcé par l’académicien Yves-Marie Bercé

Sur la photo, Matthieu Brejon de Lavergnée est aux côtés de M. Michel Zink, secrétaire perpétuel de l’AIBL.

18/11/2013 - Intégration des M1 Tourisme

Master Tourisme « Gestion de projets et destinations touristiques »

La journée d’intégration de la nouvelle promotion de Master Tourisme s’est déroulée jeudi dernier à Hennebont : une belle journée d’automne, fraîche mais alternant nuages et très belles éclaircies (magnifiques lumières sur les rives du Blavet).  
Nous avons été chaleureusement reçues par Pierre-Laurent, animateur du patrimoine à Hennebont, intarissable sur sa ville et ses enjeux touristiques, pour une visite de la ville ancienne et des rives du Blavet. Puis nous avons rejoint sa collègue en charge du tourisme, Laetitia, pour un café (bien chaud et bienvenu) dans le salon d’honneur de la mairie.
Nous avons pu, par cet exemple appliqué, prendre toute la mesure des implications de l’histoire et de la géographie d’un lieu sur le développement touristique mais aussi des enjeux posés par les choix politiques et les regroupements territoriaux de compétence touristique...
À la suite de cette journée, la promotion de Master 1 a choisi son nom : ce sera la promotion “promo du Haras ” (référence au Haras d’Hennebont)
Manuelle AQUILINA

21/10/2013 - Première Journée SciencesPo

Licence "Histoire"

 

Au programme :

    • Epreuve sur table de langue vivante, cours d’histoire contemporaine pour la matinée
    • Cours de culture générale, correction de l’épreuve du matin pour l’après-midi.

La clef d’un concours, ce sont : de bons cours, des méthodes de travail et des entraînements écrits réguliers.

Tous repartent avec deux sujets de dissertation à renvoyer pour correction :

    • Épreuve de Questions contemporaines :
      « La diversité des cultures contredit-elle l'existence de valeurs universelles ? »
    • Épreuve d’histoire : 
      « L’arme nucléaire dans les relations internationales de 1945 à nos jours »

Les étudiants de l’UCO continueront leur formation à raison de 2h de culture générale, 1h30 d’histoire contemporaine et 1h30 de langue vivante par semaine.

Ils retrouveront les lycéens pour les deux prochaines journées :

    • 10 mars 2014
    • 5 mai 2014

Pour télécharger la documentation, ici

9/10/2013 - En L3, initiation à la recherche !

Licence "Histoire"

Cette édition s’inscrit dans le cadre du formidable travail de mémoire et d’histoire qui entoure les commémorations de la Grande Guerre (à ce sujet, voir ).

Il s’agit d’un travail particulièrement original car ce type de sources est peu édité, à la différence des carnets de guerre ou des correspondances de poilus.

Le conservateur, M. Florent Lenègre, nous fait visiter les AD, nous présente les missions des archives (collecte, classement, rédaction d’instruments de recherche, communication). Les étudiants qui se destinent à un master d’archvistique, dont certains ont déjà fait un stage aux AD ou aux archives municipales de Vannes, sont tout particulièrement intéressés.

M. Lenègre nous présente enfin la source originale que nous pouvons, pour cette fois, manipuler. Par précaution, nous travaillerons ensuite à partir d’images numérisées.

Notre enseignant, M. Brejon de Lavergnée, nous explique les règles de la transcription puis de l’annotation. Il conviendra de revenir aux Archives pour croiser les sources (État civil, archives communales déposées, registres matricules, etc.)

Il n’y a plus qu’à se mettre au travail !

13/09/2013 - Rentrée du département d’histoire, journée 2

Licence "Histoire"

Nous sommes reçus par le conservateur, M. Olivier Delavallade, qui nous présente le domaine, propriété du département du Morbihan et classé au titre des Monuments historiques. Ce beau château XVIIIe, entouré d’un superbe parc XIXe de 45 ha, abrite aussi un centre d’art contemporain et reçoit des artistes en résidence.

Nous sommes ainsi initiés aux enjeux du patrimoine et de la création, thèmes auxquels les étudiants du parcours « Culture et Patrimoine » de la licence d’histoire sont particulièrement sensibles.

Après un pique-nique et une promenade dans le parc, nous sommes reçus par l’Atelier régional de restauration, qui est aussi l’occasion de découvrir d’autres métiers du secteur du patrimoine. Visite passionnante !

Et dès lundi...les cours reprennent !

12/09/2013 - Rentrée du département d’histoire, journée 1

Licence "Histoire"

En fin de journée, la conférence inaugurale a été donnée le colonel Hervé PIERRE, chef du corps du 3e Régiment d’infanterie de Marine (Vannes), et membre du comité de rédaction de la revue Inflexions :

« De l’usage maîtrisé de la force armée »

Le colonel Pierre est en particulier revenu sur l’expérience afghane de l’armée française. Cartes à l’appui, il a permis de comprendre finement les subtilités du terrain, de la population, des enjeux plus souvent géographiques (d’une vallée à l’autre, on change de monde ! d’où l’importance de la géographie dans la formation des militaires...et des étudiants) que politiques ou religieux.

La préparation des opérations, toujours approfondie, apparaît comme finalement toujours trop théorique par rapport à ce qui se vit sur place. C’est dire l’importance des retours d’expérience pour préparer les opérations suivantes...sans se tromper toutefois : il ne s’agit pas de rejouer la dernière guerre. À ce titre, l’expérience de l’étroite vallée de la Kapisa est assez éloignée des vastes territoires maliens.

 

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